Linux
Si vous souhaitez changer de système d'exploitation, les distributions Linux vous permettront de le faire en douceur, voici quelques articles qui vous aideront dans cette démarche
Installation Mandriva
Installation de votre Mandriva Linux
Voici la procédure d'installation en images de Mandriva Linux.
Avant de commencer, vérifiez que tous vos périphériques sont branchés et sous tension, le logiciel d'installation DrakX les détectera et les configurera automatiquement.
Ecran de bienvenue
Simple, vous appuyez sur la touche "Entrer" de votre clavier, l'installation démarre...
Choix de la langue
Le choix de la langue s'applique à la documentation, l'installation et le système, l'intérêt de Linux, c'est que vous pouvez changer de langue sur votre système quand vous le désirez.
Licence
Lire attentivement la licence et l'accepter bien entendu
Classe d'installation
Cet écran ne s'affiche que si vous avez déja une partition GNU/Linux, juste après vous aurez le choix de 2 types d'installation (par défaut ou expert), par défaut limite le nombre de questions.
Commence alors la détection de tous les périphériques, DrakX installera tous les pilotes nécessaires.
Configuration de la souris
Ici, vous allez tester le bon fonctionnement de votre souris
Configuration du clavier
En principe, en fonction de la langue que vous avez choisie précédemment, DrakX sélectionne le clavier approprié
Niveau de sécurité
Il est préférable de garder la sélection par défaut, c'est-à-dire "Standard" dans un premier temps. Quand vous serez familiarisé avec votre système, vous pourrez par la suite si vous le souhaitez, modifier le niveau de sécurité.
Création des partitions
C'est la partie la plus délicate de l'installation
En principe vous devriez avoir une partition vierge pour accueillir votre linux, si c'est le cas choisissez "utiliser une partition existante"
Si vous n'avez pas partitionné votre disque dur auparavant, vous pouvez choisir l'option "Utiliser l'espace libre sur la partition Windows" c'est au détriment de la place qu'il reste sur votre disque dur.
Si vous êtes expert, vous pouvez choisir "partitionnement personnalisé" qui vous permet de créer diverses partitions
Pour une première installation, laissez DrakX gérer le partitionnement automatique si vous avez déja 2 partitions existantes, par la suite, quand vous connaîtrez mieux votre système vous pourrez créer vous même les différentes partitions que vous souhaitez mettre.
Formatage de la partition pour installer le système
Une fois que votre choix est fait au niveau des partitions, DrakX formatte vos partitions afin d'installer le système
Choix des paquetages à installer
Contrairement à Windows, ici vous allez installer tous les logiciels dont vous avez besoin pour travailler, la bureautique, les jeux, les serveurs, le développement, etc..
Ceci est un gain de temps très appréciable, c'est pour cela qu'en principe votre distribution comporte 3 CD d'installation.
Il est préférable de faire l'installation avec le mode de "sélection individuelle des paquetages"
Choix individuel des paquetages à installer
Un petit conseil, installez les logiciels de bureautique, les environnements graphiques, les outils de configuration, les serveursX (serveurs graphiques), tous les outils de développement (ça sert toujours pour compiler un programme) Internet, ordinateur réseau(si vous êtes en réseau) le reste vous pourrez l'installer par la suite.
Mais si vous avez de la place sur votre disque dur, vous pouvez aussi tout installer.
Installation à partir de plusieurs CD-ROM
Les paquetages requis à l'installation de Mandriva Linux sont distribués sur plusieurs CDROM. Heureusement, DrakX connaît l'emplacement de chacun des paquetages. Il éjectera celui présent dans le lecteur et vous demandera d'insérer le CDROM approprié, selon le cas.
Mot de passe root
L'utilisateur "root" est l'administrateur du système qui a tous les droits d'accès aux fichiers de configuration, etc. Il est donc impératif de choisir un mot de passe difficile à deviner . DrakX vous avertira si le mot de passe entré est trop facile à deviner.
Ajouter un utilisateur
Contrairement à root qui a tous les droits, les utilisateurs que vous ajouterez ici n'auront que des permissions pour agir sur leurs propres fichiers exclusivement. L'utilisateur/ administrateur devrait également se créer un compte "normal". C'est à travers cet utilisateur que celui-ci devrait se connecter pour accomplir ses tâches quotidiennes. Car, bien qu'il soit pratique d'avoir tous les accès, cette situation peut également engendrer des situations désastreuses si un fichier est détruit par inadvertance. Un utilisateur normal n'ayant pas accès aux fichiers sensibles, ne peut causer de dommages majeurs.
Choix de session automatique
Lorsque vous avez fini d'installer tous les utilisateurs, il vous est proposé de choisir un utilisateur qui sera automatiquement connecté lors du démarrage de l'ordinateur.
Installation du programme d'amorce
LILO et grub sont deux programmes d'amorce pour GNU/Linux. Cette étape est normalement complètement automatique.
En fait, DrakX analyse le secteur de démarrage (master boot record) et agit en fonction de ce qu'il peut y lire :
- Si un secteur de démarrage Windows est détecté, il sera remplacé par grub/LILO. Donc, vous serez capable de démarrer
GNU/Linux et tout autre système d'exploitation.
- Si grub ou LILO est détecté, il sera remplacé par la nouvelle version;
- En cas de doute, DrakX affiche différentes options.
Vérifications de divers paramètrès
Cette étape est la plus importante, vérifiez bien que votre carte graphique soit reconnue, sinon, au premier démarrage, vous vous retrouverez sans le serveur X
Selon le matériel installé, certaines entrées seront présentes et d'autrès pas. Chaque paramètre est constitué du nom de la configuration, suivi d'un cours résumé de la configuration actuelle. Cliquez sur le bouton Configurer correspondant pour changer ou vérifier vos paramètres.
Options de fuseau horaire
GNU/Linux manipule l'heure au format GMT (Greenwich Mean Time) et la convertit en temps local selon le fuseau horaire choisi. Il est néanmoins possible de désactiver cela en désélectionnant Horloge système réglée sur le méridien de Greenwich de façon à ce que l'horloge matérielle soit la même que celle du système. Cela est particulièrement utile si la machine accueille un autre système d'exploitation tel que Windows.
Configuration de X, le serveur graphique
X (pour le système X Window) est le coeur de votre interface graphique sous GNU/Linux. Tous les environnements graphiques (KDE, GNOME, WindowMaker etc.) présents sur Mandriva Linux dépendent de X. Il vous sera présenté la liste de divers paramètres à changer pour obtenir un affichage optimal :
Carte graphique
Le programme d'installation détecte et configure automatiquement les cartes graphiques présentes sur votre machine. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez choisir dans cette liste la carte que vous utilisez effectivement.
Dans le cas où différents serveurs seraient disponible pour votre carte, avec ou sans accélération 3D, il vous est alors proposé de choisir le serveur qui vous conviendra le mieux.
Moniteur
Le programme d'installation détecte et configure automatiquement les moniteurs connectés à votre unité centrale. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez choisir dans cette liste le moniteur que vous utilisez effectivement.
Résolution
Vous pouvez choisir ici la résolution et le nombre de couleurs parmi ceux disponibles pour votre matériel. Choisissez la configuration optimale pour votre utilisation (vous pourrez néanmoins modifier cela après l'installation). Un échantillon de la configuration choisie apparaît dans le moniteur stylisé.
Test
le système va ici essayer d'ouvrir un écran graphique à la résolution choisie. Si vous pouvez voir le message pendant le test, et répondez Oui, alors DrakX passera à l'étape suivante. Si vous ne pouvez pas voir de message, cela signifie que vos paramètrès sont incompatibles, et le test terminera automatiquement après 12 secondes. Changez la configuration jusqu'à obtenir un affichage correct lors du test.
Configuration réseau
Si vous désirez connecter votre système à un réseau ou à Internet, cliquez sur OK. L'auto-détection des périphériques réseau et modem sera alors lancée. Si cette détection échoue, décochez la case Utiliser l'auto-détection. Vous pouvez aussi choisir de ne pas configurer le réseau, ou de le faire plus tard. Dans ce cas, cliquez simplement sur Annuler.
Les types de connexion supportées sont : modem téléphonique, modem ISDN, connexion ADSL, modem câble ou simplement LAN (réseau Ethernet).
Sélection des services disponibles au démarrage
Vous pouvez maintenant choisir les services disponibles au démarrage de votre système.
Ici sont présentés tous les services disponibles avec l'installation en place. Faites une bonne vérification et enlevez tout ce qui n'est pas absolument nécessaire au démarrage du système.
Vous pouvez obtenir une courte explication des services en les sélectionnant spécifiquement. Cela dit, si vous n'êtes pas sûr de l'application d'un service, conservez les paramètrès par défaut.
Installation de mises à jour depuis Internet
Au moment où vous êtes en train d'installer Mandriva Linux, il est possible que certains paquetages aient été mis à jour depuis la sortie du produit. Des bogues ont pu être corrigés, et des problèmes de sécurité résolus. Pour vous permettre de bénéficier de ces mises à jour, il vous est maintenant proposé de les télécharger depuis Internet. Choisissez Oui si vous avez une connexion Internet, ou Non si vous préférez installer les mises à jour plus tard.
L'installation est maintenant terminée !

Votre installation de Mandriva Linux est maintenant terminée et votre système est prêt à être utilisé. Cliquez sur Redémarrer pour redémarrer votre système.
Vous aurez alors le choix de démarrer GNU/Linux ou Windows
Boite de connexion à votre session
Bienvenue dans le monde Linux....
a suivre....
Comme vous pouvez le constater, rien de bien compliqué pour installer votre distribution Mandriva Linux
Site en rapport :
Mandriva France
Téléchargement de la distribution Mandriva
Toutes les images proviennent de la documentation Mandriva
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Mandriva est une distribution française, elle a la particularité d'être simple à installer, idéale pour un débutant sous Linux, voici la procédure d'installation
Pas toujours évident d'optimiser sa distribution, quelques notions sur le sujet seront abordées ici, à découvrir...
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Optimiser facilement sa distribution Linux
Compte-tenu que de nombreux internautes migrent vers Linux parce qu'ils sont souvent envahis de cochonneries sur leur Windows et dépités par l'ampleur que prend le phénomène. Ils ont besoin de retrouver un système optimisé sous Linux qui leur donnera de meilleures performances, ce sujet est spécifique à une utilisation normale de votre distribution, bureautique, internet, média, etc, il est destiné à vous : nouveau linuxien (tout comme moi).
Quand on installe une distribution Linux par défaut, on se retrouve souvent avec un certain nombre de processus ou «services»* pas toujours utiles ou adaptés à nos activités informatiques ou même à notre matériel.
* - Dans la terminologie Unix, on appelle ça des daemons ... ("disk and execution monitor" : des processus qui tournent en tâche de fond et qui sont à l'écoute des événements relatifs à la machine, à d'autres processus, à l'horloge, au réseau, etc.) Afin que tout le monde s'y retrouve, j'utiliserai le mot : processus, c'est plus simple.
Pour les pros de Linux, ne m'en veuillez pas trop si je n'explique pas de façon académique, c'est mon premier article sur Linux. Allez, je me lance ... Je vais essayer de rester simple et compréhensible, c'est pas évident vu la quantité de choses importantes à dire sur ce sujet.
Les processus sous Linux
Beaucoup trop de processus
Ce constat, je l'ai fait le jour ou j'ai installé un outil de monitoring : Gkrellm sur ma Mandriva.
Cet outil permet de connaître un certain nombre d'informations en temps réel : température, nombre de processus, vitesse des ventilateurs, le temps qu'il fait, etc. Pour l'installer, voici un tuto sur le site : trustomne
Quelle ne fut pas ma surprise de constater que j'avais 126 processus en cours sur mon système. Ayant l'habitude d'optimiser Windows avec ses 11 processus,(même si Windows est cachotier au niveau des processus puisqu'il ne montre pas les processus réels du noyau, parmi lesquels svchost.exe qui peut cacher plus de 30 services à lui seul). Je trouvais ce constat fort déplaisant. Il est vrai que j'avais cliqué sur tout un tas de paquets à installer dont je ne connaissais même pas l'utilité, "le plaisir de découvrir sans doute", je me suis retrouvé avec une usine à gaz sans trop comprendre, compte-tenu que tout fonctionnait, je ne me suis posé la question que beaucoup plus tard, finalement j'ai décidé d'optimiser ma machine sous Linux à partir de ce jour là... Mais par où commencer ? Suivez le guide débutant ;)...le débutant, c'est moi -:P |
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Pour optimiser un peu sa distribution, il y a plusieurs possibilités, voici un aperçu de ce que l'on peut faire facilement sans être un pro Linux :
- Connaître les commandes de base et les outils à notre disposition
- Ajuster les processus en fonction de nos besoins
- Changer de Window Manager pour économiser des ressources
- Compilation du noyau, c'est l'étape ultime
Qu'est-ce qui tourne sur votre système ?
Un processus est un programme en cours d'exécution... ou en attente d'exécution (on peut "suspendre" un processus)Le noyau Linux lance, gère les processus et contrôle leurs échanges avec les périphériques. Il tient à jour une table des processus en exécution. Le premier processus, ancêtre de tous les autres est init. Tous les processus successifs sont créés par un processus parent et appartiennent à un utilisateur. Chacun est identifié par un numéro, son PID
Il peut être important de connaître le PID d'un processus, ne serait-ce pour pouvoir le "tuer", s'il ne répond plus et bloque une console.
Les systèmes UNIX sont des systèmes multitâches préemptifs, c'est à dire que chaque programme ou processus tourne indépendamment. Lorsqu'un processus est planté, le système continue à tourner car les processus sont séparés. La destruction d'un processus n'a pas d'effet sur l'exécution des autres processus.
Les outils utiles
Voici comment consulter la table des processus
La commande : ps avec des arguments permet de lister les processus
ps -fe : donne tous les processus, avec leur numéro PID
ps --help indique toutes les options de cette commande (il y en a plein)
On ouvre une console et on tape simplement : ps -fe
ce qui nous donne une série de lignes incompréhensibles quand on débute sous Linux :P
Pas de panique, ce n'est pas le gestionnaire des tâches de Windows, Linux n'a rien à cacher à ses utilisateurs, il donne simplement les processus lancés au moment donné où vous lancez la commande. Quelques explications en image :

UID : Numéro d'utilisateur (User IDentification) ayant lancé le processus
PID : Numéro unique du processus (Process IDentification)
PPID : Numéro du processus parent (Parent Process IDentification)
C : cpu utilisation , pourcentage de CPU utilisé
STIME : correspond à l'heure de lancement du processus
TTY : correspond au nom du terminal
TIME : correspond à la durée de traitement du processus
CMD : correspond à la ligne de commande ayant généré le processus.
Avec cette commande, la liste peut être très longue :P , comme vous pouvez le constater, j'ai essayé de classer les différents processus en zones qui nous permettront pour la suite de l'article, de voir et d'optimiser certains d'entre-eux

Afin de connaître le processus parent d'un autre processus, la commande : pstree
La commande pstree permet d'afficher les processus sous forme d'arborescence : pratique pour voir la hiérarchie entre les divers processus.

la commande : top
La commande top permet d'afficher des informations en continu sur l'activité du système (quantité de RAM et pourcentage de CPU utilisés par les processus). Pour quitter la commande top, il suffit de taper la lettre : q.

L'intérêt de cette commande réside dans le fait que vous pouvez observer en temps réel les processus les plus gourmands, et ainsi, trouver des solutions pour optimiser le système.
La commande : KILL Pour arrêter un processus, on peut lui envoyer différents signaux (pour en savoir plus sur les signaux): kill PID : met fin normalement à la tâche kill -9 PID : action si nécessaire encore plus radicale ! |
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Maintenant que nous avons listé les processus qui tournent sur votre système, quelques explications sur le fonctionnement de Linux
Comment ça fonctionne sous Linux
Le premier processus : init
Lorsque la machine boote, le noyau du système est chargé et décompressé, il s'exécute et s'initialise : réservation mémoire, prise en compte de la zone d'échange (swap), détection du matériel et chargement des pilotes des périphériques, montage du système de fichiers et enfin lance le 1er processus /sbin/init
- L'exécution effective de ce processus fondamental est entièrement controlée par le contenu du fichier de configuration : /etc/inittab qui va déterminer le niveau d'exécution par défaut du système et charger le niveau S qui correspond au minimum vital avant de commencer à exécuter le script correspondant au niveau choisi

Le système linux dispose de 7 niveaux d'exécution numérotés de 0 à 6:

0 - correspond à la procédure d'extinction de la machine (tapez telinit 0 en root dans une console pour arrêter la machine en utilisant le runlevel 0, ...)
6 - correspond à la procédure de redémarrage de la machine (idem)
1 - correspond au mode d'administration qui charge un minimum de choses et se conclut par l'accès à un shell root direct si la distribution est peu sécurisée ou avec demande de mot de passe dans le cas contraire.
2, 3, 4 et 5 - permettent de déterminer différents niveaux d'exécution avec différents services chargés
2 - est normalement multi-utilisateurs sans serveur X
5 - sous Mandriva, est associée à un système multi-utilisateurs avec serveur X.
Ces niveaux d'exécution permettent au système de déterminer dans quel répertoire rcX.d piocher les scripts de démarrage.
Sous Mandriva, ces scripts se retrouvent dans les répertoires /etc/rc.d/rc[0-6].d
Sous Debian, ces scripts se retrouvent dans les répertoires /etc/rc[0-6].d
En regardant de plus près ces répertoires, on s'aperçoit qu'ils ne contiennent que des liens symboliques vers les scripts du même nom contenus dans le répertoire /etc/rc.d/init.d (Mandriva) ou /etc/init.d (Debian).
Ces liens sont tous formés selon la même syntaxe [S|K]XX«nom_du_script»
S indique au système que le script doit être lancé avec l'opérande start (démarrage du service)
K indique au système que le script doit être lancé avec l'opérande stop (arrêt du service)
XX est un niveau d'exécution, on peut en effet modifier l'ordre dans lequel se lancent ces scripts.

Getty et les terminaux « virtuels »
Le programme getty ou l'une de ses innombrables variantes est le programme qui vous demande votre nom d'utilisateur sur les terminaux virtuels. Plus précisément, getty initialise le terminal, demande le nom d'utilisateur et lance le programme login en lui fournissant le nom saisi, afin que celui-ci demande le mot de passe de cet utilisateur.
En mode multi-utilisateurs, la console est partagée entre plusieurs terminaux dits « virtuels », parce qu'ils simulent la présence de plusieurs terminaux sur la même console.
Ces terminaux virtuels se partagent le clavier et l'écran, mais seulement un de ces terminaux peut accéder à la console à chaque instant :
celui qui traite les caractères saisis au clavier et qui réalise l'affichage.
Chaque terminal virtuel utilise un fichier spécial de périphérique du répertoire /dev/. Le nom de ce fichier commence toujours par « tty » et est complété par le numéro du terminal. Ainsi, le fichier spécial de périphérique /dev/tty0 correspond au premier terminal virtuel, etc.
Si vous utilisez très peu les terminaux virtuels, il est possible d'en désactiver quelque-uns, en éditant le fichier /etc/inittab et en ajoutant un # devant les lignes. Gardez-en au moins 1, c'est toujours utile de passer sur un terminal, ne serait-ce que pour mettre à jour son Window Manager. |
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Les outils pour gérer les processus
Chaque distribution possède son propre outil, les outils de gestion des processus peuvent être préinstallés ou non pour gérer vos processus, en voici quelques-uns.
Drakconf pour une Mandriva par exemple :
Pour accéder à cet outil : Menu démarrer -> exécuter -> tapez : drakconf ; ensuite vous indiquez votre mot de passe root -> onglet Système --> choisissez dans la fenêtre de droite --> Activer ou désactiver les services

rcconf pour Debian par exemple :
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cet outil beaucoup plus rudimentaire que drakconf permet de gérer les services qui se lancent au démarrage du système, et c'est tout ! le reste faudra le faire en console ;) S'il n'est pas présent sur votre système, un petit coup de : apt-get install rcconf Ensuite, ouvrez une console, en root tapez juste : rcconf le reste, je vous laisse faire, à ce stade quand on utilise Debian, on le fait plus souvent en console... |
En ligne de commande dans une console :
On va tout simplement aller démarrer le service à partir de l'endroit où il se trouve :Sous Mandriva, ces scripts se retrouvent dans les répertoires /etc/rc.d/rc[0-6].d
Sous Debian, ces scripts se retrouvent dans les répertoires /etc/rc[0-6].d
qui sont des raccourcis de /etc/init.d ou /etc/rc.d/init.d, ce qui nous donne :
Démarrer un service $ su password : # /etc/init.d/le_nom_du_service start ou pour Mandriva : # /etc/rc.d/init.d/le_nom_du_service start |
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Arrêter un service $ su password : # /etc/init.d/le_nom_du_service stop ou pour Mandriva : # /etc/rc.d/init.d/le_nom_du_service stop |
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Ajuster les services
Maintenant que nous avons vu comment gérer les processus, il est important de connaître les plus courants.
Voici un tableau des principaux services que l'on peut trouver dans une distribution, (une Mandriva) il n'est pas complet, il en existe beaucoup d'autres, c'est en fonction des divers outils que vous installez sur votre système.
En fonction de vos activités informatiques et de votre matériel, c'est à vous de décider si le service vous sera utile ou pas, difficile de donner les bonnes valeurs, car chaque utilisateur le fera en fonction de ses désirs et de son matériel.
Services | Désignations | Options | |
acpi | gestion de la batterie des portables | à n'activer qu'en cas de problème pour éteindre ou mettre en veille | |
alsa | serveur de son ALSA | activé | |
atd | creation de tâches | désactivé | |
autofs | montage des partitions | activé | |
bluetooth | si vous n'utilisez pas de bluetooth | désactivé | |
cron | planificateur de tâches | désactivé | |
cups | Service d'impression | activé | |
cvs | dépôt de fichiers sources | désactivé | |
dkms | services de lancement dkms | activé | |
dm | Gestionnaire graphique de login | activé | |
dund | établissement d'une connexion réseau point-à-point | désactivé | |
fam | demon de surveillance | automatique | |
harddrake | détection matérielle | activé | |
hidd | gestionnaire de "input devices" USB | désactivé si pas de souris / clavier USB | |
hotplug | le service qui permet de connecter à chaud des périphériques et de les utiliser immédiatement | activé | |
hpoj | Service imprimante HP | activé | |
httpd | serveur apache | désactivé | |
iptables | pare-feu | activé | |
ipvadm | serveur virtuel | désactivé | |
keytable | contrôle du clavier | désactivé | |
kheader | régéneration automatique de fichier dans le noyau | désactivé | |
linuxconf | effectue des tâche au démarrage de la machine | désactivé | |
linuxconfweb | idem en serveur | désactivé | |
lisa | information lan, sauf si vous n'avez pas de réseau (désactivé) | désactivé | |
lm_sensors | gestion des températures, vitesse des fans, etc | activé | |
messagebus | indication de system event | désactivé | |
mtink | service imprimante Epson | désactivé | |
mysql | service de base de données, sauf pour ceux qui programment avec mysql | désactivé | |
netfs | montage des partages en réseau, si pas de réseau (désactivé) | activé | |
netplugd | gère les interfaces réseau | désactivé | |
network | gestion des connexions | activé | |
nfs | serveur de partage NFS | désactivé | |
nfslock | verrouillage des partages NFS | désactivé | |
numlock | activation de la touche verrouillage numérique | activé | |
oki4daemon | support imprimante winprinter | désactivé | |
pand | service pan bluetooth | désactivé | |
partmon | vérifie si les partitions sont pleines | désactivé | |
pcscd | service pour les smart cards | désactivé | |
portmap | service RPC , obligatoire si utilisation NFS | désactivé | |
postfix | serveur de courrier pour domaine ou réseau local | désactivé | |
postgresql | serveur base de données | désactivé | |
proftpd | serveur FTP | désactivé | |
proftpd-xinetd | idem | désactivé | |
rawdevices | periphérique de type bloc en accès direct | automatique | |
routed | mise à jour des tables de routage | désactivé | |
rsync | synchronisation des serveurs FTP | désactivé | |
shorewall | pare-feu en frontend livré avec Mandriva, fonctionne avec iptables | activé | |
smb | serveur samba, partage de fichier en réseau, si pas de réseau (désactivé) | activé | |
sound | gestion du son | activé | |
sshd | serveur ssh | désactivé | |
ssh-xinetd | idem au serveur ssh | désactivé | |
swat | configuration de samba | désactivé | |
switchprofile | configuration des profiles | désactivé | |
syslog | journal des évènements système | activé | |
tmdns | utilisé par zeroconf, si pas de réseau local (désactivé) | désactivé | |
upsmon | gestion onduleur | désactivé | |
webmin | gestion d'administration en local ou à distance de machine linux | désactivé | |
xfs | serveur de polices | activé | |
xinetd | le super daemon gère le lancement et l'arrêt d'un certain nombre de serveurs | activé |
A vous de savoir si vous devez laisser démarrer Apache, Webmin, cron, etc... si vous n'utilisez ces services qu'une fois par semaine, n'oubliez pas qu'une simple ligne de commande suffit pour les activer.
Changer de Window Manager
L'optimisation d'un système passe obligatoirement par la gestion des ressources, les Window Manager sont pour certains, très voraces en CPU ...
Ici, difficile de faire plus simple, il suffit juste de changer de Window Manager, comme les images sont plus parlantes qu'un long discours, je vous laisse juger.
La base est identique pour chaque bureau, même services démarrés, applications identiques : Gkrellm + Gimp pour la copie d'écran
Bureau KDE | Bureau E17 | Bureau Fluxbox | Bureau Gnome | Bureau Icewm |
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103 processus | 86 processus | 85 processus | 111 processus | 87 processus |
Il est clair que les bureaux, c'est d'abord et avant tout, une affaire de goût, mais pour celui qui utilise une petite configuration matérielle, il est important de se tourner vers des bureaux plus légers en ressources ou en assistances*.
* - Assistances = applets (contrôle : son, clavier, erreur, etc.., rapport méteo, surveillance système, klipper, enfin, souvent beaucoup qui sont mis dans votre barre des tâches par défaut). on peut comprendre effectivement que le nouveau linuxien trouve qu'un système Linux est lent avec tous ces gadgets aussi importants qu'inutiles
Regardons ce que charge KDE comparé à Enlightenment grâce à la commande ps -fe :(sans les gadgets)
KDE charge environ une quinzaine de processus pour fonctionner. Normal, il embarque un certain nombre d'assistants et d'outils pratiques et conviviaux, c'est pour cela que de nombreux Linuxiens plébiscitent KDE. | ![]() |
Enlightenment est beaucoup moins gourmand puiqu'il ne démarre qu'un seul processus

C'est identique pour d'autres bureaux (Fluxbox, Blackbox, etc..). Après ce n'est qu'une question d'habitude et d'utilisation d'outils différents à connaître. Pas la peine d'utiliser Konqueror si vous changez KDE pour passer à Blackbox, il faut se tourner vers d'autres programmes plus light ( Endeavour, Rox, Entropy, mc, etc..).
Si vous souhaitez installer Enlightenment, un article en français sur le sujet : "Guidelinux"
Et l'optimisation dans tout ça ?
Si vous avez lu tranquillement cet article, que vous avez trouvé que certains processus n'avaient pas besoin d'être démarrés en continue, que vous utilisez très peu les terminaux, que vous démarrez votre imprimante une fois tous les 36 du mois, que les assistances des bureaux ne sont pas obligatoires, vous pouvez optimiser votre système sans aucun souci et ainsi avoir un système plus véloce.
Voila, si tout se passe bien, on peut se retrouver avec un environnement beaucoup plus léger qu'au début (pour rappel = 126 processus) ici 28 processus, avec en prime, la température extérieure, l'outil de monitoring "Conky" et le processus lancé pour prendre une copie d'écran, soit 4 fois moins de processus qu'au début de l'article. Ne vous inquiétez pas, ceci ne s'est pas fait en une journée, il m'a fallu un bon bout de temps pour me documenter, comprendre et optimiser la bête ! Il est possible de faire beaucoup mieux, l'objectif de départ est que le système reste pleinement fonctionnel, ce qui est le cas ici. |
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Ce qui donne ceci avec la commande ps -fe sur ma Debian : nettement plus court qu'au début de l'article n'est-ce pas ?

Compilation du noyau
Nous avons vu au début de l'article, les processus noyau, si vous souhaitez optimiser cette partie, il vous faudra compiler votre noyau.

La compilation du noyau en elle-même n'est pas très difficile, ce ne sont que quelques lignes de commande, c'est surtout la configuration du noyau qui est délicate, je ne vais pas entrer dans les détails, il existe de nombreux sites qui traitent du sujet, en voici quelques-uns pour vous aider dans cette démarche :
"Linux Keops"
"lea-linux"
Dans la même optique, Alléger son "initrd", un article très sympa que vous pouvez découvrir sur le site de "Trustomne"
Pour conclure
Quel plaisir d'avoir un système qui répond de suite à la première sollicitation, qui n'est pas englué par une multitude de processus qui dès le départ s'octroyent 250 Mo de Ram sans avoir ouvert un seul logiciel pour travailler, c'est tout l'art et la manière d'optimiser votre système comme le font les équipes de Formule 1, l'optimisation est un sujet passionnant et sans limite... à suivre.
Remerciement à KewlCat du forum de "Zebulon" qui a eu la gentillesse d'intervenir sur cet article. R.tp source :http://speedweb1.free.fr
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